Le camp d’entraînement à beau avoir commencé la semaine dernière, les Blue Jays continuent de tenter d’améliorer leur équipe. Pendant le weekend, l’équipe à procédé à un échange et à une signature.
Loperfido échangé à Houston
Les Blue Jays de Toronto ont secoué leur champ extérieur en envoyant Joey Loperfido aux Astros de Houston en retour de Jesús Sánchez. Ce troc, bien que simple en apparence (un pour un), révèle l’ambition de la direction torontoise de maximiser son potentiel offensif, quitte à sacrifier de la flexibilité et à piger dans son portefeuille.
Le profil : puissance au bâton
À 28 ans, Sánchez arrive avec une réputation claire : il frappe la balle avec une force rare. Le directeur général Ross Atkins n’a d’ailleurs pas caché son enthousiasme : « La puissance est réelle. Il frappe la balle aussi fort que n’importe qui ». Les statistiques avancées de 2025 confirment ses dires, Sánchez affichant une vitesse d’élan (75,9 mph) qui le place parmi l’élite de la ligue, juste derrière Vladimir Guerrero Jr. chez les Jays.
Bien que cette force brute ne se soit pas encore traduite par des saisons de 30 coups de circuit, l’organisation parie sur ses entraîneurs de frappe, David Popkins et Lou Iannotti, pour polir ce diamant brut. Pour l’instant, Sánchez sera principalement utilisé contre les lanceurs droitiers, face auxquels il affiche un OPS en carrière de .774, contre un maigre .520 face aux gauchers.
Une profondeur nécessaire?
Cette acquisition survient à un moment critique, peu après l’annonce de la chirurgie à l’épaule d’Anthony Santander. Si Daulton Varsho est assuré de patrouiller le centre, les coins du champ deviennent un casse-tête intéressant pour John Schneider. Avec des noms comme Addison Barger, Nathan Lukes et Davis Schneider, Toronto se bâtit un surplus de talent. « Les bonnes équipes ont de la profondeur », a souligné le gérant. « On a appris l’an dernier qu’il est bénéfique d’utiliser tout le monde selon leurs forces ».
L’aspect financier et le départ de Loperfido
En absorbant le salaire de 6,8 M$ de Sánchez, les Blue Jays flirtent avec le seuil de la taxe de luxe (304 M$), prouvant que les ambitions financières ne sont pas un frein en 2026. En retour, ils cèdent Joey Loperfido, un joueur extrêmement apprécié dans le vestiaire qui retournera là où tout a commencé pour lui. Loperfido, qui faisait partie de l’échange de Yusei Kikuchi en 2024, quitte Toronto avec gratitude : « Je pars en sachant que je suis un meilleur joueur qu’à mon arrivée ».

Malgré ce mouvement, Ross Atkins reste à l’affût. Avec des espoirs comme RJ Schreck et Yohendrick Pinango qui poussent dans les mineures, Toronto possède encore les munitions nécessaires pour être actif sur le marché des transactions avant le début de la saison.
Jesse Hahn s’amène à Toronto
Les Blue Jays de Toronto continuent de garnir leur groupe de lanceurs. L’organisation a annoncé samedi avoir conclu une entente avec le vétéran Jesse Hahn. Il s’agit d’un contrat des ligues mineures assorti d’une invitation au camp d’entraînement printanier.
Un vétéran pour stabiliser la relève
À 36 ans, Hahn arrive avec un bagage d’expérience. Originaire de Norwich, dans le Connecticut, il a passé la dernière saison au sein de l’organisation des Mariners de Seattle. Bien qu’il n’ait participé qu’à trois matchs dans les majeures en 2025 — allouant trois points mérités et cinq buts sur balles en cinq manches — il a surtout servi de police d’assurance au niveau Triple-A.

En 35 apparitions avec le club-école de Seattle, il a maintenu une moyenne de points mérités (ERA) de 5,85. Ce n’est peut-être pas flamboyant, mais pour Toronto, c’est un pari à faible risque pour solidifier la hiérarchie des lanceurs en cas de blessures durant la saison.
Depuis ses débuts avec les Padres de San Diego en 2014, Jesse Hahn a connu des passages chez les Athletics d’Oakland et les Royals de Kansas City. En huit saisons sporadiques dans la MLB, il affiche une moyenne de points mérités en carrière de 4,24 en 85 matchs.
Avec cette signature, les Blue Jays confirment leur stratégie pour 2026 : ne jamais manquer de bras. Jesse Hahn tentera de prouver au camp qu’il lui en reste assez dans le réservoir pour forcer la main de John Schneider et se tailler une place dans l’enclos de relève dès le jour d’ouverture. Mais ses chances sont minces.
